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Batellerie

En rapport avec la ...

Les mariniers dans les glaces .

 

         Y pensent on encore ?  Ce temps très froid immobilise les mariniers . Vu sur Ouest France

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     Le seul brise glace de la capitale est mobilisé pour dégager les canaux parisiens, la Seine...

        Depuis bien longtemps en Basse Loire très peu de trafic et donc peu de chomage technique forcé .

        Mais pensons un peu à nos ançêtres, les années furent souvent très froides en particulier la première décennie de 1900 .  Quelques témoignages visuels :

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         Notre grand-père fut plusieurs fois en douze ans de carrière ( très courte pourtant ), interrompu pour des périodes de 2 à 3 semaines par une période de froid intense comme cet anticyclone sibérien du début Février 2012 stagnant sur la France et l'Europe . La premiere décennie  du vingtième siècle a été très froide et en descendant les voyages de notre grand-père je ne manquerais pas de les repérer facilement bien qu'aucune indication du temps n'ait été signalée  sur son cahier de comptes. 

Roquios ou navibus

         Beaucoup de mouvements avec les  "roquios " de l'époque de notre grand-père .

 En plus le réseau des messageries de l'Ouest avec les " Abeilles " fait depuis 1876 le parcours Nantes et Le Pellerin . Les arrêts en sont Le Pellerin, Couéron, Indret, Basse-indre, Haute Indre, la Roche Maurice  et le quai de la Fosse à Nantes . Ils sortent tous des " Ateliers et Chantiers de Bretagne ", et fonctionnent à vapeur et à hélices.

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  C'est " le bon coin  " et c'est presque " gratuit "  pour naviguer car depuis 1822, il existe aussi  un service régulier et journalier  entre Paimboeuf, Saint Nazaire et Nantes avec  le vapeur " La Loire ",  puis un autre appelé  "Le  Courrier ", puis finalement deux autres vers 1830 appelés " Le  Parisien " et  " La Parisienne " . Une liaison de bateau comme un bac existe également entre Paimboeuf et St Nazaire dont le " Saint Brévin " . Puis les pyroscaphes à aubes et à vapeur font alors leur apparition  dont le "Ville de Nantes ". Tous les bateaux et voyageurs se croisent au pied des pontons...

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Il existe enfin depuis longtemps aussi les " Inexplosibles " à vapeur mais aussi à basse pression . Ils remontaient par la Loire, Angers , Saumur, Tours, Chinon et autres arrêts  jusqu'à Orléans . C'est le Chemin de Fer de Nantes ( la S.N.C.F. actuelle ) dont  " Monsieur  Briau  " ingénieur des mines a réalisé Nantes-Orléans pour l'état, puis Nantes- Pornic et Saint Gilles Croix de Vie pour son compte personnel, qui a sonné le glas de la navigation voyageurs de Loire .  Le " Palais Briau " à Varades visitable aux " journées du patrimoine "  montre la similitude de mode de vie  entre Monsieur Briau et J.S.Voruz tous deux industriels et épris de nouvelles techniques à la fin du XIX ème . Dans le même esprit, le sculpteur Lemot avait créé un univers comparable à la Garenne Lemot à Gétigné près de Clisson . 

Les Bacs au Migron, Couéron, Basse-Indre et à Nantes au-dessus des Chantiers ( en attendant le Pont à transbordeur inauguré en 1903 ) croisaient la route des voiliers et bateaux à moteurs qui descendaient ou remontaient l'Estuaire . Notre grand père a connu et croisé également les bacs tirant une charrière pour faire traverser les premiers camions . Les arrivées de ces bacs étaient souvent mouvementées et risquées pour les passagers.

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On a remis ces navettes à la mode avec l'aide de la " SEMITAN " . Débaptisées et rebaptisées  " Navibus ", malheureusement ce type de desserte est très peu utilisé comme les vélos appelés " Vélibs "  . L'automobile reste le moyen de locomotion chéri par les nantais, non par esprit de liberté mais parce qu'aucun moyen de locomotion sec, à l'abri, rapide, non dangereux et souple ne peut l'égaler ... la municipalité s'y casse les dents depuis deux décennies sans succès... en vidant hypocritement le centre-ville à coups de PV et laissant les banlieues comme Saint Herblain grouiller de véhicules au point d'être bloquées à partir de 16 heures jusqu'à 19 heures 30.

Adulte en 1900 sur l'eau

                   En 1900 sur l'eau, bien des enfants entraient dans l'âge adulte à 11 ans juste pour devenir  "mousse ". Cétait le début de la vie professionnelle, sur un chaland ce n'était pas le bagne même si le travail était quasiment  " gratuit " . Par contre sur un voilier transatlantique, là c'était le bagne, corvéable à merci il y avait de quoi dégouter pour le reste de sa vie "un moussaillon " .

 Pour les garçons comme pour les filles, il n'y avait pas besoin de " référencement ", selon la famille les métiers se transmettaient de pères en fils ou de mères en filles .

Sur la rive le sort des filles n'était souvent pas plus enviable car les blanchisseuses étaient elles aussi secondées par des apprenties .

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