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Petits souvenirs pour les écrivains et écrivaines des années 1960

Quel plaisir lorsque l'on avait réussi à amadouer une plume , qui se pliait aux caprices des mouvements de notre écriture, sans griffer, sans gratter, sans conserver un reste de papier, sans baver,  sans làcher d'un coup l'encre conservée miraculeusement comme dans un réservoir.

Quel désespoir lorsque par inadvertance cette plume magique, rodée, arrondie, glissante et dressée par les mouvements répétés de notre main, rompait ce charme et devenait inutilisable.

Avant nous, les champions de la vraie plume d'oie devaient être encore plus dépités.

Maintenant plus de poésies avec les feutres, les bics, les billes, mais nous avons nos ordinateurs et leur mémoire géniale, profitons en avec un zeste de nostalgie. Amitiés A+